Sommet des Fondatrices : une journée pour parler business, financement et ambition

Le 10 mars 2026, le Théâtre de Paris était plein.

Dans le foyer, les conversations commencent avant même la première prise de parole : On parle levées de fonds, stratégie produit, recrutement, intelligence artificielle.

Certaines fondatrices arrivent avec leur pitch prêt, d’autres viennent rencontrer des investisseurs, d’autres encore cherchent un conseil, un retour d’expérience ou un futur partenaire.

Plus de 1 000 participantes et participants se retrouvent pour la première édition du Sommet des Fondatrices, organisé par SISTA, WILLA et France Digitale.

L’objectif : créer un espace où l’on parle entrepreneuriat comme il se vit vraiment — business, financement, stratégie et leadership.

Les chiffres clés du sommet

  • 1 000+ participantes et participants

  • 150 rencontres fondatrices × investisseurs

  • 12 startups IA pitchées lors du Demo Day

  • 20+ intervenantes

  • 1 journée complète de panels, keynotes, ateliers et networking

Un sommet pensé pour les fondatrices

La journée s’ouvre avec Maya Noël (France Digitale), Marie-Virginie Klein (WILLA) et Alexia Reiss (SISTA).

Le sommet est né d’une question simple : qu’est-ce qui serait vraiment utile pour les fondatrices aujourd’hui ?

Et, la réponse tient en quelques mots : accès au financement, stratégie, réseau et retours d’expérience concrets.

Car si les femmes représentent 33 % des créateurs d’entreprise en France, elles captent encore une part très minoritaire des financements.

De l’intuition à l’entreprise

La première interview de la journée est menée par Anissa Maamri, maîtresse de cérémonie du sommet.

Elle échange avec Clémentine Galey, fondatrice de Bliss Stories qui nous raconte comment un podcast né d’une intuition personnelle est devenu un média, puis une entreprise.

Une phrase résonne dans la salle :

« Je n’ai pas appris à faire. J’ai fait, puis j’ai appris. »

L’IA comme levier de croissance

Très vite, la discussion se tourne vers l’un des sujets structurants du moment : l’intelligence artificielle.

Lors d’un panel animé par Charlie Perreau (Les Echos), Isabelle Ryl, chercheuse en IA, Stéphanie Biron, co-fondatrice d’Auxo Dynamics et Nejma Travaglini, CEO de Nolej expliquent comment l’IA peut devenir un levier stratégique pour les startups.

Automatiser certaines tâches, accélérer la R&D, tester plus vite des produits : l’IA transforme déjà la manière de construire des entreprises. 

Entreprendre, c’est aussi une affaire de politique

Dans un échange avec Anissa Maamri, la députée Marie-Pierre Rixain rappelle que certaines évolutions économiques nécessitent aussi des décisions politiques.

Les lois sur la parité ont permis d’ouvrir les conseils d’administration et les comex à davantage de femmes.

Son conseil aux fondatrices :

« Construisez votre citadelle. »

Autrement dit : un réseau solide, des alliances durables et des partenaires capables de soutenir les moments difficiles.

Ambition, argent et pouvoir

L’un des moments les plus marquants de la matinée arrive ensuite.

Sur scène, Léonore de Roquefeuil anime une conversation avec Lucile Peytavin et Valerie Boas.

Le sujet : ambition, argent et pouvoir.

Lucile Peytavin nous explique le coût économique de certains comportements associés à la virilité dans les organisations. Son livre Le Coût de la virilité est une référence.

Valerie Boas rappelle qu’une femme ne devrait jamais avoir à s’excuser d’être ambitieuse.

Une participante résumera plus tard :

« Construire une grande entreprise, gagner de l’argent et avoir de l’influence est parfaitement légitime. »

Peut-on réussir sans lever des millions ?

La keynote suivante, portée par Caroline Maitrot-Feugeas, CEO de Nomad Education, apporte un point de vue différent, parfois à contre courant de la définition de la startup dans notre imaginaire collectif.

Elle raconte notamment comment elle a construit un modèle rentable sans lever des millions.

Dans un écosystème obsédé par les levées de fonds, son témoignage rappelle que la rentabilité reste un levier puissant d’indépendance stratégique.

Viser la lune

Puis Barbara Belvisi, fondatrice d’Interstellar Lab, prend la parole.

Son entreprise développe des technologies pour la recherche spatiale et les habitats autonomes.

Un rappel que certaines fondatrices n’hésitent pas à viser très grand.

Le Demo Day SISTA IA

Au cœur de la journée se tient le Demo Day de la promotion SISTA IA, animé par Elise Chassaing.

Ce programme d’accompagnement porté par SISTA est soutenu par Amazon Web Services (AWS) et #ConnectHers by BNP Paribas.

Douze fondatrices viennent pitcher leurs startups devant un jury d’investisseurs.

Les deux lauréates de cette édition :

Lara Gervaise — Virtuosis AI

Nolwenn Morris — IROC

Deux projets qui illustrent une tendance claire : les femmes prennent leur place dans l’écosystème de l’IA.

Ce qui se passe aussi hors scène

Dans la mezzanine du théâtre, deux ateliers permettent d’approfondir certains sujets.

Avec Harmonie Mutuelle, un atelier explore la santé comme levier stratégique pour piloter son entreprise.

Avec Amazon Web Services, un second atelier aborde les moyens de passer de la prise de conscience à l’action pour briser le plafond de verre dans la tech.

Pendant ce temps, le déjeuner devient un moment de networking intense durant lequel les discussions continuent : levées de fonds, stratégie produit, recrutement.

Au total, plus de 150 rencontres fondatrices × investisseurs ont été organisées grâce au France Digital Tour.

Diriger pour changer les règles

L’après-midi reprend avec un panel consacré au leadership et au financement.

Animé par Charlie Perreau, il réunit Fariha Shah, fondatrice de Cominty, Nadja Bresous Mehigan, partner chez XAnge et Barbara Sessa, DG de Mastercard France.

Toutes trois partagent la même conviction :

plus de femmes dans les lieux de décision change les règles du jeu.

Entre impact et performance

Un autre panel explore la manière dont les entreprises peuvent conjuguer performance et impact.

Sur scène :

Thaïs Drozdowski (Inuk)

Marie-Léa Soury Jaubert (Arkéa Capital)

Marion Ranvier (Contentsquare Foundation)

Leur message : les entreprises peuvent être à la fois ambitieuses et porteuses de transformation sociale ou environnementale.

Ralentir pour aller plus loin

Dans une keynote très personnelle, Graffi Rathamohan, CEO de PNY, parle d’un entrepreneuriat sur le temps long.

Construire une entreprise durable ne signifie pas forcément aller toujours plus vite.

Parfois, ralentir permet de construire plus solide.

Diriger en restant soi-même

Puis Isabelle Herman, directrice générale de KFC France, partage sa vision du leadership.

Son idée : rester fidèle à sa propre manière de diriger.

Une métaphore inspirée de l’histoire du Colonel Sanders et de sa célèbre recette.

Entrepreneuriat et patrimoine

Autre sujet rarement abordé dans les conférences startup : la gestion patrimoniale.

Dans un échange avec Pascale Seivy (Lombard Odier), l’inestisseuse-star Alice Lhabouz rappelle qu’attendre l’exit pour penser son patrimoine est souvent trop tard.

La stratégie patrimoniale fait aussi partie de la stratégie entrepreneuriale.

Une histoire incroyable pour conclure

La journée se termine par un échange entre Lorie Pester et Léa Déturche, fondatrices de Pemlab.

Elles racontent une histoire improbable : celle d’une fan devenue associée de son idole.

Leur entreprise développe aujourd’hui des solutions pour la santé des femmes.

Une première édition… et déjà un rendez-vous

Pour une première édition, le Sommet des Fondatrices a réuni une communauté impressionnante.

Plus de 1 000 participantes, des investisseurs, des entrepreneuses et des partenaires engagés.

L’événement a été rendu possible grâce au soutien de :

BNP Paribas Développement, #ConnectHers by BNP Paribas, Harmonie Mutuelle, NUMEIRA, HEC Paris, Alegria.group, LEV LAW AVOCATS, Amazon Web Services (AWS), Lombard Odier Group, Batt & Associés, HubSpot et Microsoft for Startups.

Une chose semble déjà certaine :

le Sommet des Fondatrices reviendra l’année prochaine.