La diversité, levier de performance pour les entreprises

Les femmes entrepreneures sont de plus en plus nombreuses à façonner le monde de demain : environ un quart des startups créées étaient portées par des équipes féminines ou mixtes en 2022. Le problème ? Les financements, eux, ne sont pas à la hauteur. Effectivement, le montant moyen levé par les équipes exclusivement féminines reste près de 4 fois inférieur à celui des équipes exclusivement masculines (baromètre SISTA 2023).

Bien que l’argument économique ne doive pas prévaloir sur l’impératif d’équité pour faire bouger les choses, les études publiées ces dernières années montrent que la diversité dans les équipes dirigeantes est une véritable source de performance. On vous explique.

Les femmes entrepreneures obtiennent de meilleurs résultats que leurs homologues masculins

Malgré les différences de financement, les femmes entrepreneures génèrent des revenus plus élevés et représentent de meilleurs investissements. C’est notamment ce que révélait l’étude du BCG “Why women owned startups are better bet” menée sur un panel de 350 entreprises.

On y découvre notamment que les startups fondées et cofondées par des femmes ont généré 10% de plus de revenus cumulés sur une période de cinq ans : 730 000 dollars contre 662 000 dollars :

L’autre chiffre intéressant concerne le retour sur investissement moyen : le rapport montre que pour 1$ investi, les entreprises détenues par des femmes génèrent 78 cents contre 31 cents pour les start-ups masculines (soit plus de deux fois moins). Ce qui en font des investissements financiers nettement plus intéressants.

Plus les comités de direction sont diversifiés, plus les profits susceptibles d’être générés sont forts

Ce constat, c’est l’étude McKinsey 2020 (englobant 15 pays et plus de 1000 entreprises), qui l’a mis en avant. Les expert·es y expliquent que les entreprises se situant dans le quartile supérieur en termes de diversité des genres dans leurs branches exécutives avaient 25 % plus de chances de dégager une rentabilité supérieure à la moyenne que les entreprises se situant dans le quartile inférieur. Même constat au sujet de la diversité ethnique. En 2019, les entreprises du premier quartile ont surpassé celles du quatrième quartile de 36 % en termes de rentabilité.

Une relation diversité – probabilité de surperformance financière qui s’est même renforcée avec le temps comme le montre ce schéma :

Plus récemment, c’est résultats ont été corroborés par l’étude de Women Count de 2022. Celle-ci révèle que les entreprises comptant plus d’un quart de femmes dans leur comité exécutif réalisaient une marge bénéficiaire de 16 %, c’est-à-dire 10 fois plus que celles dont le conseil d’administration ne comptait aucune femme.

Enfin, un dernier point éclairant qui ressort de l’étude McKinsey est la corrélation entre représentation et probabilité de surperformance élevée. On y apprend que les entreprises comptant plus de 30% de femmes cadres ont plus de chances d’avoir de meilleurs résultats que les entreprises où ce pourcentage est compris entre 10 et 30, et ainsi de suite. De quoi renforcer l’argumentaire en faveur de la mixité !